Mar/10/2009
1909 - 2009... 100 ans que la Manche a été vaincue par Louis Blériot
Depuis le premier vol motorisé des frères Wright et de leur Flyer le 17 décembre 1903, les différents concours visant à faire progresser l'aviation naissante ne cessent de se multiplier ! Les jalons de l'une d'entre-elles sont posés par le journal britannique le Daily Mail. L'objectif : traverser la Manche ! A la clé : 1000 livres (25 milles franc-or) et surtout un exploit et une grande première !
Le brouillard, la pluie et surtout le vent, sont les principaux ennemis de ces pionniers ! Les occasions se font rares. Pourtant Hubert Latham, un des concurrents directs de Louis Blériot, tente la traversée avec son monoplan l'Antoinette IV, le 19 juillet 1909. Il prend son envol au lever du soleil (c'est une des conditions exigée par le Daily Mail) près de Sangatte à quelques kilomètres au Sud-Ouest de Calais. Malheureusement, un des problèmes majeurs de l'époque n'est pas tant l'aéroplane en soit mais le moteur dont il est équipé. Ainsi, c'est après avoir parcouru seulement une douzaine de kilomètres (sur les trente trois kilomètres que représente la traversée à son point le plus étroit) que le moteur de Latham lâche. Il réussit à se poser sans encombre et se met à fumer tranquillement une cigarette en attendant les secours.
Profitant de l'échec de son rival, Louis Blériot sait qu'il doit tenter sa chance maintenant, d'autant plus que sa situation financière est des plus délicates. Il écrira ainsi un jour : "Il me faut continuer parce que, comme le joueur, il faut que je me rattrape. Je dois voler.". Mais Blériot ne part pas gagnant dans cette course. Son avion, le Blériot XI est petit : 8,5 m d'envergure pour 7,8 m de long et une surface alaire de 14 m². Il pèse 300 kg à vide et dispose d'une vitesse maximale de 110 km/h pour une vitesse ascensionnelle maximale de 150 m/min !! Il est motorisé par un Anzani (du nom de son créateur Alessandro Anzani) de 25 chevaux. Il s'agit d'un moteur rudimentaire ne disposant pas de manette de gaz et à la finition très grossière ! Ainsi, le pilote met le contact et le moteur tourne à plein régime. Il coupe alors ce dernier à l'atterrissage. Mais le moteur Anzani a un avantage certain sur ceux de ses concurrents : c'est un moteur fiable !
Le samedi 24 juillet, le temps était encore maussade... Pourtant dans la nuit, ce dernier s'éclaircit ! Le moment est venu !
Pour cet évènement, les aéronefs étaient suivis par un contre torpilleur. Ainsi, en ce matin du dimanche 25 juillet 1909, la femme de Louis Blériot embarque sur l'Escopette ! Le règlement de l'épreuve interdisant le décollage avant le lever du soleil, Louis Blériot en profite donc pour faire un vol d'essai et vérifier que tout va bien, ce qui est le cas. Comme tous ces évènements de l'époque et malgré l'heure très matinale, de nombreux badauds étaient présents à chaque envolée de ces aventuriers du ciel ! Ce matin ne dérogea pas à la règle ! Après s'être posé de son vol d'essai, tout le monde attendit le moment fatidique ! Puis, un pavillon indiqua le levé du soleil, il était 4h35 précisément !
Une certaine appréhension envahit alors Blériot, appréhension de courte durée... Le moteur s'ébranle... Au signal, les ouvriers lâchent l'appareil et le Blériot XI prend le chemin des airs depuis le lieu-dit Les Baraques (depuis rebaptisé Blériot-Plage) ! Maintenant c'est tout droit ! Cap sur Douvres ! Après quelques instants de vol, Blériot avait dépassé puis perdu l'Escopette... Il se retrouvait maintenant seul, seul face à son destin et à celui de l'aviation ! Après dix longues minutes bercé par le ronflement de son Anzani, Louis Blériot devine enfin la terre ! C'est l'Angleterre ! En revanche ce n'est pas Douvres devant ! Louis Blériot se demande alors où il peut bien être ! Mais la chance lui sourit et il repère trois bateaux. Ils semblent se diriger vers un port... "Douvres sans doute", se dit Blériot. Il décide donc de les suivre. Les marins l'acclament ! Il longe alors les falaises vers le Sud et finit par distinguer un homme brandissant un drapeau français et s'égosillant à crier "Bravo, Bravo !". C'est Charles Fontaine, l'homme qui avait trouvé pour Louis un terrain d'atterrissage viable. Mais Blériot va vite, trop vite ! Il coupe le contact à 20 mètres du sol et il raconte : "Le châssis se reçoit plutôt mal : l'hélice est endommagée, mais, ma foi, tant pis : j'avais traversé la Manche.". Il est alors 5h12. Le vol de 37 km a été réalisé en seulement 37 minutes, Louis a alors 37 ans ! Son concurrents Latham a, lui, échoué, mais pour une raison totalement différente de sa première mésaventure : on ne l'avait pas réveillé ! C'était finalement le moteur Anzani qui avait fini par le tirer de son sommeil, mais trop tard, l'histoire était déjà en train de s'écrire !
Ce jour là, le Daily Express titrait : "L'angleterre n'est plus une île !"
Le brouillard, la pluie et surtout le vent, sont les principaux ennemis de ces pionniers ! Les occasions se font rares. Pourtant Hubert Latham, un des concurrents directs de Louis Blériot, tente la traversée avec son monoplan l'Antoinette IV, le 19 juillet 1909. Il prend son envol au lever du soleil (c'est une des conditions exigée par le Daily Mail) près de Sangatte à quelques kilomètres au Sud-Ouest de Calais. Malheureusement, un des problèmes majeurs de l'époque n'est pas tant l'aéroplane en soit mais le moteur dont il est équipé. Ainsi, c'est après avoir parcouru seulement une douzaine de kilomètres (sur les trente trois kilomètres que représente la traversée à son point le plus étroit) que le moteur de Latham lâche. Il réussit à se poser sans encombre et se met à fumer tranquillement une cigarette en attendant les secours.
Profitant de l'échec de son rival, Louis Blériot sait qu'il doit tenter sa chance maintenant, d'autant plus que sa situation financière est des plus délicates. Il écrira ainsi un jour : "Il me faut continuer parce que, comme le joueur, il faut que je me rattrape. Je dois voler.". Mais Blériot ne part pas gagnant dans cette course. Son avion, le Blériot XI est petit : 8,5 m d'envergure pour 7,8 m de long et une surface alaire de 14 m². Il pèse 300 kg à vide et dispose d'une vitesse maximale de 110 km/h pour une vitesse ascensionnelle maximale de 150 m/min !! Il est motorisé par un Anzani (du nom de son créateur Alessandro Anzani) de 25 chevaux. Il s'agit d'un moteur rudimentaire ne disposant pas de manette de gaz et à la finition très grossière ! Ainsi, le pilote met le contact et le moteur tourne à plein régime. Il coupe alors ce dernier à l'atterrissage. Mais le moteur Anzani a un avantage certain sur ceux de ses concurrents : c'est un moteur fiable !
Le samedi 24 juillet, le temps était encore maussade... Pourtant dans la nuit, ce dernier s'éclaircit ! Le moment est venu !
Pour cet évènement, les aéronefs étaient suivis par un contre torpilleur. Ainsi, en ce matin du dimanche 25 juillet 1909, la femme de Louis Blériot embarque sur l'Escopette ! Le règlement de l'épreuve interdisant le décollage avant le lever du soleil, Louis Blériot en profite donc pour faire un vol d'essai et vérifier que tout va bien, ce qui est le cas. Comme tous ces évènements de l'époque et malgré l'heure très matinale, de nombreux badauds étaient présents à chaque envolée de ces aventuriers du ciel ! Ce matin ne dérogea pas à la règle ! Après s'être posé de son vol d'essai, tout le monde attendit le moment fatidique ! Puis, un pavillon indiqua le levé du soleil, il était 4h35 précisément !
Une certaine appréhension envahit alors Blériot, appréhension de courte durée... Le moteur s'ébranle... Au signal, les ouvriers lâchent l'appareil et le Blériot XI prend le chemin des airs depuis le lieu-dit Les Baraques (depuis rebaptisé Blériot-Plage) ! Maintenant c'est tout droit ! Cap sur Douvres ! Après quelques instants de vol, Blériot avait dépassé puis perdu l'Escopette... Il se retrouvait maintenant seul, seul face à son destin et à celui de l'aviation ! Après dix longues minutes bercé par le ronflement de son Anzani, Louis Blériot devine enfin la terre ! C'est l'Angleterre ! En revanche ce n'est pas Douvres devant ! Louis Blériot se demande alors où il peut bien être ! Mais la chance lui sourit et il repère trois bateaux. Ils semblent se diriger vers un port... "Douvres sans doute", se dit Blériot. Il décide donc de les suivre. Les marins l'acclament ! Il longe alors les falaises vers le Sud et finit par distinguer un homme brandissant un drapeau français et s'égosillant à crier "Bravo, Bravo !". C'est Charles Fontaine, l'homme qui avait trouvé pour Louis un terrain d'atterrissage viable. Mais Blériot va vite, trop vite ! Il coupe le contact à 20 mètres du sol et il raconte : "Le châssis se reçoit plutôt mal : l'hélice est endommagée, mais, ma foi, tant pis : j'avais traversé la Manche.". Il est alors 5h12. Le vol de 37 km a été réalisé en seulement 37 minutes, Louis a alors 37 ans ! Son concurrents Latham a, lui, échoué, mais pour une raison totalement différente de sa première mésaventure : on ne l'avait pas réveillé ! C'était finalement le moteur Anzani qui avait fini par le tirer de son sommeil, mais trop tard, l'histoire était déjà en train de s'écrire !
Ce jour là, le Daily Express titrait : "L'angleterre n'est plus une île !"